Road Trip : en route pour La Camargue

La Camargue, c’est un monde à part entière. De Port-Saint-Louis-du-Rhône à Aigues-Mortes, c’est un circuit incomparable, composé de plages sublimes, de salins, d’un patrimoine millénaire et de paysages comme il n’en existe nulle part ailleurs. Seule précaution à prendre: ici, on stationne évidemment plutôt sur des aires ou au camping. Les Saintes-Maries-de-la-Mer et Aigues-Mortes en sont justement pourvues.

165km, 3 jours: la Camargue sauvage

Du Grau-du-Roi jusqu’à Carry-le-Rouet, nous sommes en totale immersion dans la nature Camarguaise. Aux Saintes-Maries-de-la-Mer vous contemplez l’immense parc naturel régional de Camargue animé par une faune et une flore unique. A commencer par les très gracieux flamants roses qui affectionnent particulièrement ces grands espaces où les conditions de vie sont idéales. Pour embellir encore votre aventure, une douce odeur d’écume agrémentée d’une pointe de sel vous suit dans tous vos déplacements. Une fois la Camargue derrière vous, vous rejoindrez les traditionnelles côtes méditerranéennes en passant par d’atypiques petites villes telles que Sausset-les-Pins et Carry-le-Rouet.

La Camargue est une vaste zone humide située dans le delta du Rhône. C’est une terre façonnée par l’homme. La Camargue est, du point de vue biologique, l’une des régions les plus riches d’Europe occidentale. Elle abrite une faune exceptionnelle. Située dans l’axe migratoire des oiseaux du nord de l’Europe vers l’Afrique, elle constitue, pour eux, une halte majeure. Elle abrite aussi l’unique lieu de nidification de flamants roses en France.

Le territoire du Parc naturel régional de Camargue s’étend  entre les deux bras du Rhône. Plus de la moitié des espaces naturels bénéficie d’un statut de protection. La mission principale du Parc naturel régional de Camargue est de concilier développement des activités humaines et conservation de la nature.

Le Grau-du-Roi

Le village du Grau du Roi est une station balnéaire harmonieuse, préservant son patrimoine et son cadre de vie.  Le littoral, accessible directement depuis le port par de nombreuses voies piétonnes et pistes cyclables ombragées, s’étend sur 18 kilomètres de sable fin et doré où la nature et l’environnement écologique sont privilégiés.

Port Camargue est la cité marine par excellence. Jouxtant le village de pêcheurs, elle bénéficie de l’équilibre idéal entre plans d’eau et espaces verts ce qui en fait un véritable « port jardin »

Aigues-Mortes

Située à 6km de la mer, Aigues-Mortes, ville médiévale fortifiée, affiche un prestigieux patrimoine au cœur d’un des plus beaux sites naturels de la Provence, la Camargue.

A l’origine, Aigues-Mortes était un petit hameau de pêcheurs et de ramasseurs de sel, installés au fond d’un golfe ensablé et marécageux, entouré d’étangs jusqu’à la mer Méditerranée et baigné par un climat paludéen. L’histoire l’a ceinte de remparts impressionnants, quadrilatère de 1640 mètres flanqué de cinq tours admirables, dont la fameuse Tour Constance, et de dix portes préservant un patrimoine religieux incroyable.

Ville marquée successivement par l’empreinte des croisades et des templiers, puis par les guerres de religion, c’est aujourd’hui une ville touristique bien agréable, fière de son histoire et de ses terres sauvages. Il fait bon flâner dans la vieille ville à la découverte de son passé, sa culture taurine, sa gastronomie, son vin, et sa situation privilégiée en Camargue. Tous les ans au mois d’août, pendant la fête de la Saint-Louis, le coeur d’Aigues-Mortes bat à l’heure médiévale avec des défilés, spectacles, marché…

Les Saintes-Maries-de-la-Mer

Faisant partie des réserves de Biosphère de l’UNESCO, la ville abrite une grande partie de la réserve nationale de Camargue et la réserve départementale des Impériaux. La digue à la mer permet d’accéder au phare de la Gacholle puis de rallier les territoires de la commune d’Arles et le hameau de Salin de Giraud en longeant le littoral.

Les Saintes Maries sont célèbres par la tradition qu’elles ont su conserver, terre d’accueil des gitans, haut-lieu de pèlerinage, tout ce folklore riche en couleur, musique et spiritualité attire beaucoup de visiteurs tout au long de l’année.

L’étang du Fangassier

Depuis plus de 20 ans, le Parc naturel régional de Camargue assure une mission de surveillance et de mise en valeur du seul site français de reproduction du flamant rose, dans l’étang du Fangassier, propriété du Conservatoire du Littoral. Le parc abrite l’une des plus grandes colonies de flamants roses de Méditerranée occidentale, au moment de la nidification.

Le village de Salin-de-Giraud se situe au sud-est du delta de la Camargue, sur la commune d’Arles à 40 km du centre-ville. Situé en rive droite du grand Rhône.

L’exploitation du sel y est ancienne. Mais c’est à la fin du 19ème siècle que le village de Salin-de-giraud s’est développé près de l’embouchure du grand Rhône avec l’implantation de deux entreprises liées à cette activité, suscitant par ailleurs une forte migration de main d’œuvre étrangère (grecs, espagnols, arméniens, italiens …) .

En 1855 un ingénieur chimiste lyonnais, Henri Merle acheta 8000 hectares d’étangs et de marais en vue d’ alimenter en chlorure de sodium et autres sels, son exploitation de Salindres dans le Gard.

En 1895, la société Solvay s’installe à son tour en raison de la bonne position du lieu. Le sel acheté aux établissements Merle permet la fabrication de la soude qui est transportée aux savonneries de Marseille par bateau via le Rhône puis la mer.

La vaste zone des salins présente un grand intérêt écologique et paysager. Le développement d’un petit nombre d’espèces invertébrées offre aux oiseaux une nourriture abondante qui permet une nidification unique en Europe, notamment de flamants roses.

Avec la grande plage sauvage de Piémanson  et ses sept kilomètres de sable fin en pleine Camargue, ou plage d’Arles, et le golfe de Beauduc, Salin-de-Giraud offre à la commune une façade maritime fort prisée en saison estivale.

Port-Saint-Louis-du-Rhône

Née de l’activité nautique et portuaire de la marine marchande qui l’a façonnée, la ville est remarquablement située à la croisée des voies maritime et fluviale. Le bassin central et les quais de débarquement témoignent d’une activité économique générée principalement par le trafic maritime qui s’était spécialisé dans le commerce des bois d’Afrique, aujourd’hui disparu. Depuis les années 1970, Port-Saint-Louis s’est reconverti dans une activité nautique plus touristique, l’activité portuaire s’étant déplacée vers l’est, plus à l’intérieur du golfe, lors de la création du complexe industrialo-portuaire de Fos.

Sausset-les-Pins et Carry-le-Rouet

Jusqu’au XIXe siècle, Carry-le-Rouet et Sausset-les-Pins n’étaient que de simples hameaux de pêcheurs. Mais leur environnement exceptionnel au bord de la mer, au pied de la chaîne de l’Estaque, en fit un lieu de villégiature privilégié par les Marseillais. Dès 1855, l’industriel Jean-Baptiste Charles-Roux fait construire son château à Sausset-les-Pins. Un siècle plus tard, c’est Fernandel qui établit ses quartiers d’été à Carry-le-Rouet.

La mairie du Grau du Roi nous fait cadeau de la version numérique du livre de recettes des Graulinades, un moyen de prendre la route de la Camargue avant l’heure :

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